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Que calcule cet outil ?

Renouveler l'air d'un logement est indispensable pour la qualité de l'air intérieur, mais ce renouvellement a un coût énergétique : l'air neuf introduit depuis l'extérieur doit être réchauffé jusqu'à la température de consigne, ce qui représente une part significative des déperditions globales d'un bâtiment, au même titre que les parois ou les ponts thermiques. Cet outil estime cette perte thermique liée à la ventilation, ainsi que le gain qu'apporte un système de ventilation double flux capable de récupérer une partie de la chaleur contenue dans l'air vicié avant qu'il ne soit rejeté à l'extérieur.

Comment sont calculées les pertes et les gains

La perte thermique liée à la ventilation, exprimée en watts, s'obtient en multipliant 0,34 par le débit d'air renouvelé en mètres cubes par heure, puis par l'écart de température ΔT entre l'intérieur et l'extérieur, et enfin par le complément à un du rendement de récupération de la ventilation, c'est-à-dire par la part de chaleur qui n'est pas récupérée. Une VMC double flux récupère en effet une partie de la chaleur de l'air extrait pour préchauffer l'air neuf entrant : le gain associé à cette récupération se calcule de la même façon, en multipliant 0,34 par le débit, par le ΔT, mais cette fois par le rendement de l'échangeur plutôt que par son complément.

Sans récupération de chaleur, c'est-à-dire avec un rendement d'échangeur de 0 %, comme c'est le cas d'une VMC simple flux, la perte liée à la ventilation est maximale. Plus le rendement de l'échangeur d'une VMC double flux est élevé, plus la part de chaleur récupérée sur l'air extrait avant rejet est importante, et plus la perte nette supportée par le logement est réduite. Le débit de ventilation à retenir pour ce calcul dépend, lui, de la réglementation sanitaire applicable et des caractéristiques propres au logement (nombre de pièces, occupation, type de système installé…).

L'intérêt d'une VMC double flux

En captant la chaleur de l'air extrait des pièces humides pour préchauffer l'air neuf insufflé dans les pièces de vie, une VMC double flux réduit directement la part des déperditions imputable au renouvellement d'air. Plus le rendement de l'échangeur est élevé, plus cette réduction est marquée, ce qui en fait un levier intéressant dans les logements par ailleurs bien isolés, où la ventilation peut représenter une proportion croissante des pertes globales une fois les déperditions par les parois maîtrisées.

Ce gain doit néanmoins être mis en regard du fonctionnement réel de l'installation : l'efficacité annoncée par le fabricant d'un échangeur correspond à des conditions d'essai précises, et l'entretien du réseau (filtres, gaines, bouches) conditionne le maintien de cette performance dans le temps. Pour situer ce paramètre au sein du calcul réglementaire complet, consultez le lien entre ventilation et Cep,nr dans le guide de la RE2020.

Cette page présente et explique la formule utilisée pour estimer les pertes et les gains liés à la ventilation. Pour effectuer le calcul avec vos propres données de projet, rendez-vous sur l'outil interactif complet, qui regroupe treize onglets couvrant l'ensemble des indicateurs de la RE2020.

Ouvrir le calculateur de ventilation

À noter : cet outil de pré-dimensionnement est un simplificateur à visée pédagogique. Il ne remplace ni une étude thermique réglementaire ni un moteur de calcul RE2020 agréé. Les déperditions par ventilation et le gain de récupération réglementaires opposables sont calculés par un bureau d'études thermiques à l'aide du moteur Th-BCE, seul reconnu par l'administration pour attester la conformité d'un projet à la RE2020.

Questions fréquentes

La perte liée à la ventilation vaut 0,34 × débit d’air (m³/h) × ΔT × (1 − rendement de récupération). Sans récupération de chaleur, ce poste peut représenter une part importante des déperditions totales.

Une VMC double flux récupère une partie de la chaleur de l’air extrait pour préchauffer l’air neuf : le gain associé vaut 0,34 × débit × ΔT × rendement de l’échangeur.

Le gain dépend directement du rendement de l’échangeur saisi : plus il est élevé, plus la part de chaleur récupérée sur l’air extrait est importante.

Le débit dépend de la réglementation sanitaire applicable et des caractéristiques du logement (nombre de pièces, occupants) ; il doit être cohérent avec l’étude RE2020 complète du projet.
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Contenu technique rédigé ou vérifié par le Dr T BOUACHE, dirigeant-fondateur et référent technique de LECOBAT, docteur-ingénieur en énergétique et génie des procédés.